mardi 4 mars 2008

De l'Art et de la Difficulté d'avoir confiance

Il est rare d'avoir l'occasion d'un apprentissage et d'une deuxième chance dans la même journée. Il faut déjà tirer parti de la première expérience pour apprendre, ce qui n'est pas facile pour beaucoup. Comme le disait Churchill:

Les hommes trébuchent parfois sur la vérité, mais la plupart d’entre eux se relèvent et passent leur chemin comme s’il ne leur était rien arrivé.

Mais une fois la leçon apprise, encore faut-il l'appliquer. L'expérience n'étant selon Murphy qu'une chose que l'on ne possède qu'après en avoir eu besoin, il n'est pas toujours évident d'avoir la possibilité immédiate de s'en servir.

Aujourd'hui, je suis sorti de chez moi en cours d'après-midi, et suis entré dans une station de RER. Rien d'exceptionnel.
Non loin des tourniquets, j'ai sorti de ma poche ma carte de transport à puce sans m'arrêter de marcher. Un bon parisien est toujours pressé et veut toujours aller vite, et j'avoue que dans la rue, je ne déroge pas toujours à cette règle. L'efficacité avant tout.
Tout en sortant ma carte de ma poche, je vis un homme, tout à fait banal, tenter de prendre le tourniquet que je comptais prendre également. L'homme mit sa carte à puce semblable à la mienne sur le recepteur, tenta de passer normalement, mais ne parvint pas à faire basculer le tourniquet. Il en changea donc, et passa tranquillement sur celui d'à côté.

Ce que je raconte est totalement ininteressant. En revanche, une chose m'a marqué. Ayant vu cela, pourquoi ai-je moi-même essayé d'utiliser le même tourniquet, celui que l'homme qui me précédait d'une demi-douzaine de mètres n'avait pu faire fonctionner?
Plongé dans mes pensées, j'avais remarqué son échec machinalement, sans en tirer les conséquences. Pourtant, la logique même aurait voulu que j'évite ce tourniquet hors d'état de marche.
Mais j'ai quand même essayé. Je ne lui ai pas fait confiance, pensant probablement instinctivement que j'étais... je ne sais pas, meilleur, plus doué, plus intelligent, que j'étais Moi. Et qu'il fallait que j'expérimente par moi-même.
Je ne lui ai pas fait confiance, alors que tout me soufflait le contraire.
Au moment même où je me suis engagé dans le tourniquet, avant même de constater effectivement la panne, je me rendais compte que c'était stupide. Mais il était trop tard. J'ai ensuite changé de tourniquet, après avoir constaté à mon tour qu'en effet, il ne fonctionnait pas.
Moi qui espère être moins con que la majorité des gens, me voila contraint de relativiser...


La même journée m'a donné l'opportunité de me confronter à nouveau au choix de la confiance. Abordé par un inconnu, qui m'explique être un auteur "non reconnu", me résume ses projets d'écriture, me pousse à une conversation peu agréable car forcée, et tente de me vendre une carte postale à cinq euros (!!) pour vivre, j'ai le choix de croire en son histoire et de m'en émouvoir; ou de garder mes cinq euros dont j'ai besoin, de remarquer ses baskets neuves et d'en concevoir des doutes, et de lui conseiller cyniquement de s'inscrire au chômage en passant mon chemin.
Le choix est légèrement différent dans sa nature de celui conté plus haut, mais le thème est le même.

Me voici l'heureux possesseur d'une carte postale représentant un tableau de Zao Wou-Ki, très jolie au demeurant. Trop gentil? Peut être. Mais au moins ai-je fait confiance.
Au moins, ai-je éclairé sa journée en faisant l'effort de converser quelques minutes à propos de littérature. Je l'espère.

Au moins ai-je une fois de plus tiré une leçon de ces petits détails de la vie.

mercredi 27 février 2008

Un rêve, un chemin, une obsession: Le Voyage



















- Le plus important c'est de vivre libre!
- Oui mais à quel prix?
- Peu importe le prix.



Pour moi,

le voyage, c'est l'expression de la liberté, de la découverte, de l'ouverture sur le monde et des hommes qui le peuple.
C'est se confronter à la vie dans sa rugosité et dans sa splendeur.
C'est l'apprentissage de la vie par l'épreuve, par la découverte, par l'Autre et le Différent.

Le voyage a donné naissance à une nouvelle passion chez moi: l'ethnologie, l'étude de l'Homme, en ce qu'il a de particulier et d'universel.
J'aime voyager parce que j'aime les Hommes et j'ai envie de les connaitre, de nous connaitre, et ainsi de mieux me connaitre moi même. C'est très philosophique, existentiel, et appelle un besoin de réponse même partiel, même provisoire, même changeant.

Le voyage, c'est aussi la découverte de soi. En dehors de nos frontières, nous sommes en dehors de notre "bulle société", qui inclue famille, amis, collègues, bref, le cercle des gens connus et aimés, qui inclue aussi le travail, les devoirs, les obligations et responsabilités, idéologie, passé, politique et toutes les choses qui nous conditionnent et étouffent celui ou celle que nous sommes vraiment. Cette bulle qui nous oriente de gré ou de force dans une direction qui n'est pas forcément la bonne pour chacun d'entre nous.
Voyager, c'est quitter cette bulle l'espace de quelques semaines ou pour toujours, et c'est là que notre "moi" se révèle à nous même. On est tout nus, quand on part. Partez avec votre meilleur ami que vous pensiez bien connaitre: vous le découvrirez vraiment.

Mais quand je dis Voyage, je parle de l'aventure, du "backpacking", avec tout ce que ça suppose de courage et d'audace, de joies mais aussi de difficultés et d'épreuves.



Mes vieux démons me reprennent! Et je ne rêve que d'une chose: m'affranchir! Etre celle que je veux être, tout de suite maintenant, écrire de tout mon saoul, partir découvrir le monde et m'accomplir. Je suis une passionnée et je suis faite pour une vie passionnante, je suis éprise de liberté et je vomi nos sociétés modernes qui tuent nos rêves et nous persuadent que la vie c'est la consommation, le "travailler plus pour gagner plus" , que trois semaines de congés par ans c'est bien suffisant, et que ceux qui s'accrochent à leurs rêves et à leurs idéaux de jeunesse sont des fous ou des marginaux.
On me dit souvent: "bah, tu dis ça maintenant mais quand tu seras plus vieille, tu changeras d'avis! Passe ton permis, fais des études, travailles, aie une famille, c'est bien plus raisonnable". Quoi?! Alors, quand on est jeunes, on a des rêves et des idéaux, et on est fous, et c'est normal. Mais quand on vieilli, on devient raisonnable, mais être raisonnable est-ce renoncer à nos rêves pour être en phase avec la société?
Et ainsi renouveller cette génération de frustrés, de vieux pétris de regrets, de vies faites de renoncements? N'est-il pas plus raisonnable finalement, de s'accepter tels que nous sommes, "fous" ou pas, et de suivre le chemin qui est fait pour nous plutôt que nous forcer à correspondre à ce que la société veux que nous soyons? La voix de la "raison" est elle pour autant la plus sage?

Voilà, mon coup de gueule. Mon ras le bol! Evidemment, qu'il est dur de suivre ses rêves quand on vit dans une société qui ne les encourage pas! C'est là mon dilemme.. M'affranchir, m'accomplir, partir?
La liberté, c'est le nomadisme!
La plus grande intelligence, c'est l'ouverture!
Le bonheur, c'est l'accomplissement de soi!

Et la vraie vie, c'est tout ça: liberté, intelligence, bonheur, accomplissement.





dimanche 24 février 2008

Carla & Sarko, par la belle et talentueuse Manouskaiia!


Confidences de Carlu Brani...
envoyé par manouchkaiia


Carlu Brani,

J’étais au fond du trou désespérée
Comment lancer la promo d’mon nouveau cd
Je me suis débrouillée pour te rencontrer
Notre premier dîner c’était à l’Elysée

Oh oui Sarkozy
Et moi Carla Bruni
On aura pleins d’amis
Bush, Poutine, Kadhafi.

C’est mieux qu’plus belle la vie !
J’passerai sur LCI

Je ferai des chansons sur l’immigration choisie
Que j’chanterai au Sénat devant tous tes amis
Je défilerai dans un tailleur Gucci
Pour gagner quelques contrats avec Berlusconi

Oh oui Sarkozy
Et moi Carla Bruni
On aura pleins d’amis
Bush, Poutine, Kadhafi.

Et tu interdiras le droit de grève
Toi le roi des médias qui médiatise nos rêves
Tu n’augmenteras pas les fonctionnaires
Il faut quand même penser à ton salaire !

Tu m’offriras des robes, des robes et des rollex
Des dessous pour dessus pour l’amour et le sexe
Allongés tous les deux dans un yacht sur la mer
On regardera dans le ciel les « avions karshers »

Oh oui Sarkozy
Et moi Carla Bruni
On aura pleins d’amis
Bush, Poutine, Kadhafi.

C’est mieux qu’ plus belle la vie !
J’dépasserai Rachida Dati
J’passerai sur LCI
Ou canal - Algérie

Depuis on s’est marié tous deux à l’Elysée
Me voilà devenue plus qu’une célébrité
Mais il y a quelque chose que je n’ose pas t’avouer
C’est mon vote et mon kiff pour José Bové

Oh oui ses belles moustaches me font vraiment vibrer
J’ai peur dans quelques mois de l’revoir et d’craquer
Une femme c’est fragile, c’est quelqu’un qui m’l’a dit
On en parle beaucoup dans la philosophie !

Oh oui Nicolas
Et moi Carlita
Des amis on aura
François et Fadela

Jean louis et Rama
Peut-être même Cécilia
Les aristochats
Bernard et Bianca
Simba et Nala….

Musique: Carla Bruni
Paroles: Manon B.

vendredi 8 février 2008

Ultime désir

...
...
J'ai envie d'Infini.
...
...

lundi 4 février 2008

Sarkozy bling bling

Comment?! Je viens de m'apercevoir que je n'ai pas encore mis sur le blog le lien vers le magnifique sketch d'Anne Roumanoff.

Il se passe de commentaire. J'espère que son expression finale restera, c'est tellement mythique.

http://fr.youtube.com/watch?v=sfXNXQA7kBA

Enjoy!

mardi 29 janvier 2008

Pourquoi la France qui gagne...

...ne gagne toujours pas.

Bonjour à ceux qui passent par ici, et qui seraient étonné qu'aucun article ne soit venu étayer ce blog ces dernières semaines.
Partiels, activités, flemme, feuille blanche, créativité en panne... Cela fait un certain nombre de raisons.

Et à vrai dire, je ne sais pas si l'on peut dire que tout cela prenne fin, puisque l'article d'aujourd'hui ne sera pas le mien. Je me contente de poster ici un lien vers un texte qui date déjà, mais sur lequel je suis tombé, et que je trouve fort interessant, pour ne pas dire crucial.
Le thème en lui-même (pourquoi la France qui gagne ne gagne toujours pas) est discutable, et le fil directeur de l'article, à savoir que la France ne saurait plus produire des sportifs/artistes de haut niveau, pas l'interêt principal en ce qui me concerne.
Beaucoup de choses sont exagérées, réductrices, parfois infondées, certes.

Mais plus importants sont les passages sans jugements de valeurs, sur la victoire, la volonté, la créativité, ou la médiocrité ambiante et le cercle vicieux d'une morosité créative qui me consterne régulièrement chaque fois que je prend le risque d'aller au cinéma - et ceci n'est qu'un exemple.

Voici ce lien, donc.

http://www.grandchelem.net/mon_weblog/2007/06/pourquoi_la_fra.html

J'apprécie. Même si il faut trier, et si je reconnais m'y être pris à deux fois, la fin étant nettement plus interessante que le début. Et vous?

dimanche 6 janvier 2008

Regardez, une espèce terrestre

Quentin, Audrey et Léo vous souhaitent une excellente année 2008, remplie de bonheur, de joies, de bonne humeur, blabla, et tout ce qu'on dit dans ces cas-là.

Maintenant que les formalités sont expédiées, lançons-nous avec confiance dans l'avenir. Mais avant, jettons un coup d'oeil sur le présent de l'humanité. On parle partout de 2008 comme de l'année charnière, celle de tous les défis, etc.
Nous verrons bien.

En attendant, voici une petite horloge amusante. Les chiffres sont, d'après le forum où je suis tombé sur cette horloge mondiale (http://www.esprits.net/forums/viewtopic.php?id=750), relativement fiables mais probablement pas exacts:

http://www.poodwaddle.com/worldclock.swf

"The stats provided here are approximations based on figures from World Health Organization, CIA Factbook, US Census Bureau and other sources. Wherever possible we have verified the figures. However, due to the contradictory and dynamic nature of much of the date, we cannot guarantee their accuracy."

Vous aussi, vous resterez peut être bloqué devant ce truc pendant quelques minutes.
Et moi, pendant ce temps, je retrouverai ma Muse - et des choses interessantes à vous dire, je l'espère.

Bonne année!!