mardi 29 janvier 2008

Pourquoi la France qui gagne...

...ne gagne toujours pas.

Bonjour à ceux qui passent par ici, et qui seraient étonné qu'aucun article ne soit venu étayer ce blog ces dernières semaines.
Partiels, activités, flemme, feuille blanche, créativité en panne... Cela fait un certain nombre de raisons.

Et à vrai dire, je ne sais pas si l'on peut dire que tout cela prenne fin, puisque l'article d'aujourd'hui ne sera pas le mien. Je me contente de poster ici un lien vers un texte qui date déjà, mais sur lequel je suis tombé, et que je trouve fort interessant, pour ne pas dire crucial.
Le thème en lui-même (pourquoi la France qui gagne ne gagne toujours pas) est discutable, et le fil directeur de l'article, à savoir que la France ne saurait plus produire des sportifs/artistes de haut niveau, pas l'interêt principal en ce qui me concerne.
Beaucoup de choses sont exagérées, réductrices, parfois infondées, certes.

Mais plus importants sont les passages sans jugements de valeurs, sur la victoire, la volonté, la créativité, ou la médiocrité ambiante et le cercle vicieux d'une morosité créative qui me consterne régulièrement chaque fois que je prend le risque d'aller au cinéma - et ceci n'est qu'un exemple.

Voici ce lien, donc.

http://www.grandchelem.net/mon_weblog/2007/06/pourquoi_la_fra.html

J'apprécie. Même si il faut trier, et si je reconnais m'y être pris à deux fois, la fin étant nettement plus interessante que le début. Et vous?

dimanche 6 janvier 2008

Regardez, une espèce terrestre

Quentin, Audrey et Léo vous souhaitent une excellente année 2008, remplie de bonheur, de joies, de bonne humeur, blabla, et tout ce qu'on dit dans ces cas-là.

Maintenant que les formalités sont expédiées, lançons-nous avec confiance dans l'avenir. Mais avant, jettons un coup d'oeil sur le présent de l'humanité. On parle partout de 2008 comme de l'année charnière, celle de tous les défis, etc.
Nous verrons bien.

En attendant, voici une petite horloge amusante. Les chiffres sont, d'après le forum où je suis tombé sur cette horloge mondiale (http://www.esprits.net/forums/viewtopic.php?id=750), relativement fiables mais probablement pas exacts:

http://www.poodwaddle.com/worldclock.swf

"The stats provided here are approximations based on figures from World Health Organization, CIA Factbook, US Census Bureau and other sources. Wherever possible we have verified the figures. However, due to the contradictory and dynamic nature of much of the date, we cannot guarantee their accuracy."

Vous aussi, vous resterez peut être bloqué devant ce truc pendant quelques minutes.
Et moi, pendant ce temps, je retrouverai ma Muse - et des choses interessantes à vous dire, je l'espère.

Bonne année!!

vendredi 28 décembre 2007

Dieu créa l'Homme. L'Homme créa l'inquiétude.

Avez-vous remarqué comme tout le monde est inquiet? Je suis certain que oui. L'inquiétude et le stress règnent sur le monde, même, et surtout, là où l'on n'en a pas besoin. C'est à dire, en fait, quasiment partout.
L'inquiétude, s'inquiéter pour quelque chose, c'est avoir peur de quelque chose. D'où le stress engendré. Je ne parle pas ici du sentiment comparable à de l'excitation impossible à contenir qui survient lors des évènements imprévus ou exceptionnels ou mal contrôlés. Non, ce qu'on pourrait appeler le trac me semble nécessaire, et naturel. Il pousse à se sublimer, en mobilisant toutes les capacités humaines.

Le stress est différent du trac. Il est contre-productif, et détruit au contraire les moyens de celui qui le subit. Et il est omniprésent: énormément de gens stressent pour tout et n'importe quoi, parfois sans raison apparente... ou plutôt sans bonne raison.


Pourquoi ce stress? Pourquoi cette peur ambiante et contagieuse? Quand on y réfléchit deux minutes, cela semble à mon sens parfaitement stupide.
Je vois plusieurs causes à cet effet; et je suis sûr que je ne suis pas exhaustif. Souvent, la peur de sortir du rang amène le stress, et rappelle instantanément à la normalité. Parfois aussi, on s'inquiète de perdre quelque chose - ou quelqu'un. Régulièrement, enfin, on s'inquiète de ne pas gagner ce à quoi on aspire.

J'ai envie de m'arrêter sur la peur de perdre. Toute aussi réelle, mais plus commune que la peur de ne pas gagner. Pourquoi cette peur de perdre? Tout bêtement parce que l'on est attaché à ses possessions. Et que s'attacher revient trop souvent à craindre de perdre. C'est l'angoisse de l'élu, dont le symbole est l'Homme qui possède tout, et se sent si privilégié qu'il ne fait qu'appréhender son retour à la réalité au lieu de profiter de sa situation.

Alors une partie de la solution pour ne plus subir l'inquiétude serait de ne rien posséder, tel Diogène de Sinope?
( http://fr.wikipedia.org/wiki/Diog%C3%A8ne_de_Sinope )
Pas forcément. D'abord parce que ce choix est réellement difficile, presque impossible dans notre société capitaliste d'aujourd'hui. Je serais moi-même farouchement opposé à l'idée d'abandonner tout ce que j'ai et d'aller m'installer sous un pont. Je tiens à mon confort matériel, écrin du bien-être spirituel.

Ensuite, parce qu'il est tout à fait envisageable de cesser quand même de s'inquiéter de perdre ses biens, même en y étant relativement attaché. Il suffit de s'y attacher de la bonne manière. Qu'il s'agisse d'une paire de chaussures, d'un instrument de musique, d'une maison ou même d'une personne, il faut admettre une fois pour toute que rien n'est éternel, et que les chances de perdre l'objet de l'attachement existent bel et bien. Une fois ceci accompli, il devient évident que la seule chose qui compte est de profiter de sa chance comme si elle était momentanée ( et elle peut parfaitement ne pas l'être ) sans se demander quand elle s'arrêtera, car cela n'a strictement aucun interêt; principalement parce que cela est souvent imprévisible.


C'est là toute la différence - et elle est énorme - entre réduire son malheur et construire son bonheur.


Un exemple simple: votre maison brûle dans un incendie, avec tous vos biens. Et alors? Vous avez beaucoup perdu, certes. Mais pensez surtout à ce que vous avez gagné. L'argent de l'assurance (soyons pragmatique) qui vous permettra de repartir d'un bon pied. Mais aussi l'occasion de choisir un nouveau lieu de vie, pourquoi pas un nouveau travail et de nouvelles relations, et l'expérience obtenue sur la façon de gérer ce genre de... gros imprévus.

C'est l'exemple bateau par excellence, mais il est symbolique. Vous avez été licencié? Quelle importance, tant que vous pouvez vous retrouver avec vos amis pour boire une bière sur une terrasse ensoleillée? Strictement aucune, vous n'en vivrez pas moins bien. Si seulement vous voulez l'admettre. En revanche, pour que la théorie fonctionne, il faut bien évidemment que cela soit une motivation pour retrouver un nouveau travail, ou pour changer de vie - pour un père de famille, je comprend le problème et la situation est quelque peu différente. Si ce n'est pas le cas, votre confort matériel sera bien moins grand, certes. Cela a-t-il une incidence sur votre santé spirituelle?
D'ailleurs, si vous avez stressé pendant une semaine avant de recevoir la nouvelle, vous avez stressé pour rien. En admettant que vous ayez conservé votre poste, le stress était inutile. En admettant que vous l'ayez perdu... le stress a-t-il fait avancer les choses?

Non, et c'est surtout là que je voulais en venir. Ce type de situation serait beaucoup plus dur à gérer pour un(e) chef de famille que pour une personne seule, certes. Mais dans tous les cas, je maintiens que tout stress engendré par l'éventualité d'une telle perte est totalement improductif.

Comme Quentin et moi l'avions conclu lors de notre conversation, il est déplorable de passer sa vie à craindre le futur, et ce qui pourrait y arriver de pire. Autant profiter du présent et de ce qui s'y passe d'agréable, sans oublier de traiter les points négatifs pour les régler du mieux possible; en gardant à l'esprit qu'ils ne valent pas la peine qu'on s'en inquiète.

Lorsqu'un problème survient:

  • S'il existe une solution, il ne sert à rien de s'inquiéter; il faut la mettre en pratique.

  • S'il n'existe pas de solution; il ne sert à rien de s'inquiéter puisque l'on ne peut strictement rien y faire.

dimanche 23 décembre 2007

L'Homme craint le Temps, le Temps craint les pyramides

L'autre jour, alors que mon enveloppe corporelle était solidement vissée à son siège d'amphi inconfortable, mon esprit s'est évadé. L'orateur parlait de religion, de son importance et de son rôle dans la societé. Le sujet étant archi-éculé, je suis parti arpenter mon propre chemin de reflexion, vers les sciences sociales et les interactions humaines.
Je me suis souvenu d'un modèle de représentation de l'Homme: la pyramide de Maslow. Pendant que le professeur déroulait gentiment son introduction, avec la rapidité d'une tortue centenaire aux pattes cassées, je tentais, moi, de me remémorer avec précision le contenu de cette pyramide.

Qu'est-ce que la pyramide de Maslow? C'est en fait l'établissement d'une hierarchie dans les besoins et les attentes d'un Homme. En quelque sorte son degré d'accomplissement dans la vie.

1- Assurer la survie, les besoins primaires ( manger, boire, dormir... )
2- Etre en sécurité, avoir un refuge, un toit.
3- Appartenir à un groupe, avoir la reconnaissance sociale et professionnelle.
4- Créer, être utile ( production artistique, etc... )
5- Accomplir sa réalisation personnelle

La voici, cette pyramide, telle que je la reconstituais ce jour-là, avant d'être rejoint par la basse nécessité de prendre des notes, l'orateur ayant enfin terminé sa passionnante introduction.
Après vérification, il s'avère que je me suis trompé sur certains points. Rien de bien grave, mais voilà quelques liens vers le réel modèle, et quelques explications à son propos, toutes relativement succintes:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins
http://home.nordnet.fr/~sdelbecque/cour/maslow.htm
http://semioscope.free.fr/article.php3?id_article=8
(copiez-collez les liens)

Qu'en pensez-vous? Il est précisé plusieurs fois que ce modèle n'est en fait pas valable, et il est certain que nous connaissons tous des exceptions franchement pas si rares que cela à cette hierarchie.
Pour ma part, et par rapport au modèle plus détaillé indiqué sur wikipédia, l'estime de soi se situe maintenant directement après le besoin de sécurité, suivi par l'amour ( que je sépare du sentiment d'appartenance en m'indignant farouchement qu'on puisse assimiler les deux ); viennent enfin, dans l'ordre, l'accomplissement personnel, l'estime des autres, et l'appartenance à un groupe.
Cela me paraît être le meilleur cheminement pour se réaliser pleinement, et profiter de sa vie sans subir les boulets classiques, comme l'instinct grégaire que j'ai déjà évoqué.
Seulement, cela pose une question. Le sommet de la pyramide doit-il être ce à quoi on aspire? Dans mon cas, je n'ai fait que situer un ordre de priorité rectifié par rapport au modèle de Maslow. Seulement voila, l'appartenance à un groupe est désormais le cadet de mes soucis, et le fait de le placer au sommet ne traduit que ce désinterêt marqué, provoqué par l'investissement dans d'autres priorités.
En effet, l'estime des autres n'est bien souvent qu'un corrolaire à l'accomplissement personnel, et ne doit, en ce qui me concerne, en aucun cas constituer un but en soi. Alors peut être l'estime des autres et l'appartenance à un groupe choisi ne sont-ils que de potentiels indicateurs de la réussite du reste. C'est du moins ce que je crois.

Tout ceci avait-il un but précis? Pas vraiment. Simplement de noter l'existence de la pyramide de Maslow qui, si elle n'est pas toujours valable, permet quand même d'expliquer certains phénomènes et de guider, ou provoquer une reflexion sur ce genre de questions.

Et vous, quelle est votre pyramide?

mardi 18 décembre 2007

Pourquoi la mort ferait-elle peur?

Inutile de le nier; la mort fait peur, et a toujours fait peur, à l'humanité. Ou du moins, elle fascine. Voila quelque chose qui suscite les interrogations les plus folles, les inventions les plus extravagantes, les histoires les plus démentes.
Pour expliquer la mort, ainsi que tous les phénomènes qu'ils ne comprenaient pas, les Hommes ont inventé le mythe, puis la religion. Par peur de mourir, ils s'y sont dévoué corps et âmes, et même si la religion perd du terrain de nos jours, cette peur est encore nettement inscrite dans notre societé.
Pourquoi?

Je me pose la question. Car finalement, qu'est-ce que la mort? C'est l'arrêt de la vie, ni plus, ni moins. Lapalissade, me direz-vous. Certes.
Il n'empêche que cette simple vérité, énoncée froidement, place déjà sur la voie de la bonne façon d'aborder la mort, pour ne plus avoir à la craindre.
Soyons logique. Si l'on meurt, c'est par définition que l'on n'existe plus. Si l'on n'existe plus, nous ne pouvons nous rendre compte que l'on est mort, et encore moins s'en désoler ou le regretter.
Par conséquent, j'affirme haut et fort que la mort ne nous concerne pas.
CQFD.

Dans ce cas, pourquoi avoir peur de sa propre mort? On pourrait même considérer que sa mort est l'élément de sa vie le plus impersonnel qui soit. Notre propre mort affectera incomparablement plus notre entourage que nous-même; évidemment, puisque notre propre mort ne nous affectera qu'à un degré nul, et strictement nul, puisque, encore une fois, nous ne pouvons ni nous en rendre compte, ni le regretter.
Inutile donc de se gâcher la vie en pensant à la mort et en la craignant. Cela n'a aucun interêt, car cette crainte empêche de profiter de la vie, l'empoisonne par une terreur absurde et irraisonnée, et n'apporte rien en retour. Aucun avantage, car craindre la mort et contraindre sa fierté à plier le genou devant elle ne permet pas d'y échapper.

La mort concerne en revanche beaucoup plus l'entourage; cela, on ne peut le nier. Et c'est bien là que se trouve la clé, d'ailleurs.
La mort d'une personne qui nous est chère est extrêmement triste. Cela fait mal, car nous, pauvres vivants, devons supporter le manque qu'occasionne l'absence définitive de l'autre.
Mais il existe une simple façon d'aborder cela. La mort de l'autre est inévitable, qu'elle arrive tôt, ou tard. Il faut également admettre qu'on ne peut revenir en arrière, en aucun cas. J'ai coûtume de penser que pour profiter de la vie, il ne faut pas avoir de regrets pour quoi que ce soit, mais plutôt profiter de toutes les expériences, bonnes ou mauvaises, pour apprécier son présent.
Je pense que la même chose s'applique à la mort. Il ne faut pas la regretter, mais la voir comme une évolution, qu'elle soit minuscule à l'échelle de l'humanité ou énorme à l'échelle d'une existence humaine. Un changement, en quelque sorte, qu'il faut accepter.
Reconnaître sa douleur et la vivre pleinement, intensément, et faire cela comme on peut faire tout ce qui arrive dans une vie, car vivre de cette façon peut apporter le bonheur global au-delà des douleurs ponctuelles.
Puis, après l'avoir acceptée et vécue, après avoir fait son deuil, continuer sa propre vie, intensément, heureusement. Car il ne vaut pas la peine de souffrir pour une chose qui n'a plus d'importance.


Peut être suffit-il de se dire que les morts, plus sages, n'auraient pas voulu que les vivants soient malheureux à cause d'un évènement auquel personne ne peut changer quoi que ce soit...

mardi 11 décembre 2007

Les touristes de l'humanitaire

Aujourd'hui, l'humanitaire est un métier.Il existe des formations, des diplomes et ceux qui font l'humanitaire aujourd'hui sont des professionels expérimentés. Fini le temps des héros qui se lancent dans l'aventure humanitaire! Un nouveau terme est né pour caractériser les amateurs: le tourisme humanitaire.L'humanitaire change de visage donc, et plus encore , connaît une véritable crise. Des problèmes se posent: une neutralité difficile, une dissociation d'avec la politique peu évidente, les effets pervers de l'aide internationale, bref, l'humanitaire fait face a de nombreux dilemmes.Mais la question aujourd'hui est: le tourisme humanitaire, oui ou non?
Les chantiers internationaux de volontairesAujourd'hui, l'humanitaire est plus en vogue que jamais. Est ce un réveil des consciences? Un sentiment de culpabilité? Le besoin de se donner bonne conscience ou une réelle envie d'aider?Quoi qu'il en soit, les ONG et autres associations ou fondations fleurissent. Les chantiers internationaux de volontaires sont nombreux . Le "Partir utile" tente de plus en plus de personnes et beaucoup de jeunes.
Parlons en, des chantiers internationaux de volontaires, ces micro-missions humanitaires accessibles à tous. Les motivations qui reviennent souvent sont les suivantes : "je veux aider", "être utile", "faire quelque chose de bien". Ce qui est plûtot positif en soit, d'autant plus que ces camps peuvent être une expérience très enrichissante et formatrice.Apprendre a travailler ensemble, dans un but commun qui est celui d'aider son prochain est nécessairement positif. Se rendre dans un pays en voie de développement et cotoyer la misère fait assurément réfléchir le volontaire. Cependant, je me demande si finalement ces chantiers ne sont pas davantage profitables aux volontaires qu'aux gens qu'ils sont sensés aider.J'ai moi même participé par deux fois a des chantiers de ce type. Avant le départ, j'étais toujours très excitée et heureuse à l'idée de "partir utile" pendant mes vacances scolaires. Sur place, je prenais mon travail à coeur et je voulais vraiment faire quelque chose de bien, servir a améliorer des choses et à rendre le quotidien des locaux plus agréable. On faisait des jardins potagers, arrachait les mauvaises herbes, repeignait une école...Après le voyage, jétais fière de l'avoir fait. Puis ensuite , on oublie. Maintenant avec le recul, j'ai plutôt le sentiment d'avoir été tout sauf utile. Je trouve tout celà même absurde. Quoi, les mexicains ne sont-ils pas capables d'arracher les mauvaises herbes ou de repeindre leur école eux-mêmes? Ce travail là était-il vraiment utile? Sincérement je ne crois pas... Celà dit, tous les chantiers ne se ressemblent pas. Peut être en existe t-il certains qui sont véritablement utiles? Mais mon avis est qu'il s'agit plutôt de "tourisme humanitaire".
Le tourisme humanitaire
C'est une amusante expression, un peu paradoxale même. Car a priori faire de l'humanitaire n'a rien a voir avec le fait de faire du tourisme. Quand on est volontaire dans un pays en devellopement pour une mission humanitaire, on travaille, on ne s'amuse pas. Il y'a les notions de sérieux et de rigueur dans l'humanitaire que l'on ne retrouve pas dans le tourisme. Le tourisme c'est les vacances, la détente, la découverte, le "fun", et ça n'a donc rien à voir. Le tourisme humanitaire emprunte ainsi des caractéristiques des deux côtés: il s'agit d'une part, d'un temps de vacances qui va être utilisé a des fins utiles, mais un temps très limité et qui ne permette pas une vraie action. Il s'agit d'aller à la rencontre de la misère, des populations défavorisées, pour se rendre compte et sans doute pour aider, mais surtout par curiosité. La pauvreté est le nouvel exotisme des temps modernes! C'est ce qui est souvent reproché aux touristes de l'humanitaire: "ce sont des personnes en mal d'exotisme, qui veulent se donner bonne conscience et impressioner", "des gens qui partent en vacances et se disent pourquoi pas faire un truc utile cet été?" alors qu'ils n'ont aucune compétence particulière, ou formation et expérience dans le domaine de l'humaniataire, et ni vraiment de réel pouvoir d'action en raison d'un temps très limité. Les touristes de l'humanitaire sont donc vus plus ou moins comme des "pollueurs" , des élements indésirables du monde de l'humanitaire.
Pourtant, il y'a bien du positif , même dans le tourisme humanitaire! En effet, ce type de tourisme permet aux gens de se confronter à certaines difficultés de la vie qu'ils ne rencontrent pas chez eux, et à défaut d'être vraiment utiles, ils aprennent. Comme je l'ai dit plus tôt au sujet des chantiers internationaux de volontaires, une telle experience amène véritablement à la réflexion . C'est donc formateur et enrichissant que d'être un touriste de l'humanitaire, comme ça l'a été pour moi. Je ne ferai plus de chantiers c'est certain, mais je ne regrette pas d'en avoir fait pour en avoir appris certaines choses celon moi importantes. Alors après tout, du moment que les touristes de l'humanitaire sont aussi éco-touristes et respectent aussi bien l'environement que les populations locales, pourquoi les dissuader de partir en quête d'enrichissement? Il s'agit certes malgré tout d'un acte égoïste, car l'on part plus pour soi que pour les autres, mais c'est un égoïsme positif je pense.
A débattre....
Vous pouvez visiter ce lien d'une discussion sur ce thème sur le site de VoyageForum:
http://voyageforum.com/voyage/pourquoi_humanitaire_etranger_D102537/

La Chanson du Dimanche


Une petite découverte à partager: La chanson du dimanche, qui commence à devenir populaire sur le net, et quand vous les aurez entendues vous comprendrez pourquoi! C'est frais, c'est drôle, c'est d'actualité, franchement , on en redemande! Voici ma petite préférée, "Petit Cheminot":

Petit cheminot (La Chanson du Dimanche / saison 2-5)

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Gardien de la paix (La Chanson du Dimanche / saison1-11)

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Nicolas et Rachida (La Chanson du Dimanche / saison 2-10)

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Horoscope (La Chanson du Dimanche / saison 2-3)

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Allez visiter leur site pour plus de vidéos (et à consulter toutes les semaines!)
http://www.lachansondudimanche.com/